Le Leader Politique - Son programme
DEUXIEME PARTIE :  LA RELANCE DES ACTIVITES ECONOMIQUES
samedi 16 octobre 2010
DEUXIEME PARTIE 
CLIQUER ICI pour télécharger et lire le VIVRE ENSEMBLE, Le programme de gouvernement de Alassane Ouattara, Président du RDR.

   La relance des activités économiques

  VII - MOBILISONS LES RESSOURCES FINANCIÈRES NECESSAIRES À NOTRE REDÉMARRAGE ET DEPENSONS MIEUX L'ARGENT PUBLIC

Établissons une fiscalité plus efficace et plus solidaire. Nous procéderons dans les 5 ans à une réforme en profondeur de la fiscalité. Nous aurons 3 défis majeurs à relever :....
DEUXIEME PARTIE


   La relance des activités économiques

  VII - MOBILISONS LES RESSOURCES FINANCIÈRES NECESSAIRES À NOTRE REDÉMARRAGE ET DEPENSONS MIEUX L'ARGENT PUBLIC

Établissons une fiscalité plus efficace et plus solidaire. Nous procéderons dans les 5 ans à une réforme en profondeur de la fiscalité. Nous aurons 3 défis majeurs à relever : 1- Notre politique fiscale devra inciter fortement à la création de nouvelles activités et à la réduction des disparités régionales. Nous allègerons progressivement la fiscalité supportée par les entreprises. Nous réduirons l' " impôt papier ", c'est-à-dire les formalités administratives diverses et variées, qui coûtent en temps et en énergie aux entreprises sans apporter d'informations réellement utiles à l'Administration. Nous remettrons en cause certains régimes d'exonération injustifiés pour mettre en place un régime de droit commun intégrant en son sein et sur des bases durables des réductions ciblées sur nos objectifs fondamentaux de politique économique et sociale. 2- Notre politique fiscale sera l'instrument-clef d'une politique de solidarité et de redistribution de la richesse. La nouvelle politique sociale de la Nation, tournée résolument vers les couches les plus défavorisées, ne pourra être mise en ouvre sans un effort particulier de solidarité des couches les plus favorisées. Le système d'imposition des personnes physiques sera simplifié. Nous reverrons également l'impôt foncier pour qu'en soient totalement exonérés les propriétaires les plus modestes occupant leur logement. L'accession à la propriété sera ainsi encouragée.   Pour faciliter la vie des contribuables, le système d'imposition sera simplifié : réduction du nombre d'impôts, généralisation du prélèvement à la source,. 3- L'accroissement du taux de recouvrement des impôts. Nous ferons payer l'impôt par tous ceux qui doivent s'en acquitter. Pour y parvenir : ? nous réformerons l'impôt pour le rendre plus difficile à contourner ; ? nous procèderons très rapidement à un recensement des opérateurs économiques qui ne sont pas connus des services fiscaux et nous enregistrerons tous les opérateurs dans une base de données unique. Pour favoriser l'entrée dans le secteur formel des opérateurs, nous apporterons des appuis techniques, tels que la délivrance gratuite de bons de formation dans des cabinets de comptabilité et de gestion. Des incitations fiscales seront également mises en place. Enfin, nous ferons des marchés de l'État un instrument d'incitation au passage du secteur informel au secteur formel. Les marchés de l'État seront réservés aux opérateurs soumis au régime réel. Les sociétés privées bénéficiaires de ces marchés seront elles-mêmes tenues de ne sous-traiter qu'à des opérateurs soumis au régime réel. Les mesures fiscales annoncées, notamment l'extension de l'assiette de l'impôt essentiellement, permettront de lever des ressources supplémentaires conséquentes. Secteur bancaire moderne  Il s'agira d'inciter les banques modernes à "faire plus et moins cher". Nous établirons avec les banques un diagnostic des obstacles techniques ou juridiques au développement de leurs activités et des causes des niveaux élevés des taux d'intérêt. Nous relèverons ces obstacles quand ce sera du ressort de l'État. Nous les inciterons aussi à optimiser leurs organisations et leurs coûts. Par ailleurs, l'État n'ayant en principe aucun rôle direct à jouer dans des banques, nous reverrons l'opportunité d'y garder des participations. Secteur de la microfinance  Nous allons devoir relever très rapidement trois défis pour consolider et développer cette activité vitale : Son indispensable professionnalisation. Nous inciterons les structures de la microfinance à la rationalisation de leur gestion. C'est la condition sine qua non de l'équilibre du système et de la confiance des centaines de milliers d'épargnants qui croient en lui. Son développement massif . Ce n'est pas 20 ou 30 milliards de FCFA qu'il faut injecter en microcrédit, mais 200 ou 300 milliards de FCFA. Nous inviterons les organismes de micro-finance à assouplir les règles d'accès aux crédits. L'État ne mettra des lignes de crédit qu'à la disposition des établissements de micro-finance dont la qualité de gestion sera saine. Nous inciterons par ailleurs les banques à s'impliquer fortement dans la micro-finance. Des avantages fiscaux leur seront consentis. Nous inviterons les acteurs internationaux de la micro-finance à s'implanter en Côte d'Ivoire. Son orientation vers le monde rural . Nos politiques de développement de certaines filières agricoles vont ouvrir à nos populations rurales de nouvelles perspectives. Ce serait dommage qu'elles viennent " buter " sur un manque de ressources financières, nous encouragerons l'implantation des structures de micro-finance dans les zones rurales. Dette intérieure  Dans un délai maximum d'un an, nous restructurerons la dette intérieure de l'État de manière à ce qu'elle ne pèse en aucune façon sur les opérateurs économiques dont la vocation n'est pas de prêter de l'argent à l'État. Leur confiance ainsi restaurée, nous pourrons viser un taux de croissance réel de 6% par an en moyenne, un peu moins en début de mandat, plus vers la fin.   Dette extérieure  Nous poursuivrons l'assainissement de la gestion de nos finances publiques pour atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE qui permettra d'alléger le fardeau de la dette extérieure (6 300 milliards de FCFA) devenue insupportable avec un service de plus 400 milliards de FCFA par an. Nous mobiliserons plus de 10 000 milliards de FCFA de ressources pour le financement des investissements programmés dans le " vivre ensemble " à travers : ? l'accroissement du taux de recouvrement des impôts et des droits de douane ; ? les revenus dégagés par une plus forte croissance économique ; ? les ressources dégagées par l'atteinte du point d'achèvement du PPTE ; ? l'appui de la coopération bilatérale et multilatérale ; ? les financements du secteur privé. Dépensons mieux l'argent public  Grâce à la croissance retrouvée, aux ressources intérieures et extérieures mobilisées, nous disposerons de ressources financières accrues que nous dépenserons avec sérieux et responsabilité, parce que nous les dépenserons dans le sens d'une meilleure productivité économique et d'une plus grande justice sociale. Nous privilégierons de manière constante l'efficacité économique et l'efficace sociale ; efficacité économique parce que le rôle de l'État consiste en premier lieu à soutenir les activités productives et créatives d'emplois (les pistes, les routes, les barrages..) ; efficacité sociale parce qu'il est du devoir de l'État d'assurer l'accessibilité aux services de base à la plus grande partie de la population (santé, eau potable, éducation..) ; l'État y consacrera au moins 20% des ressources.   VIII - LUTTONS CONTRE LA PAUVRETÉ

La pauvreté qui nous avait plus ou moins épargnés pendant plusieurs décennies est maintenant présente en Côte d'Ivoire, souvent de façon dramatique. Près de 50 % de la population vit aujourd'hui en-dessous du "seuil de pauvreté" . S'attaquer à ce fléau sera notre premier devoir. Nous allons consacrer 200 milliards de FCFA à la mise en ouvre du Plan National de Réduction immédiate de l'Extrême Pauvreté . Il concernera les populations qui vivent avec moins de 300 FCFA par jour par personne, c'est-à-dire près de 2 millions de nos concitoyens. Pour agir rapidement, nous fédérerons les énergies de tous les acteurs qui ont fait leurs preuves sur le terrain et qui ont eu des résultats. Nous demanderons aux ONG de nous aider à sélectionner les meilleures méthodes, les meilleurs acteurs et à identifier la population des extrêmement pauvres. Nous mettrons gratuitement à la disposition de ces familles des biens dont elles ont un besoin vital : ? des manuels et des fournitures scolaires de base ; ? des médicaments essentiels et des moustiquaires imprégnées, ainsi que le paiement pour leur compte des soins de santé essentiels ; ? la gratuité des frais d'accouchement dans les hôpitaux publics ; ? la distribution gratuite d'aliments, notamment pour les nouveau-nés et les jeunes enfants, de façon à lutter contre la malnutrition qui, touche aujourd'hui près d'un enfant sur trois de moins de 5 ans. De plus, pour aider ces familles à sortir d'une situation de "dépendance" de l'aide des autres : ? les emplois dans les travaux à haute intensité de main d'ouvre réalisés par l'État ou les collectivités territoriales (l'entretien des routes et des voiries communales par exemple) seront proposés en priorité aux plus défavorisés ; ? l'État les aidera à s'insérer dans la vie active à travers le projet de création d'un million d'emplois dans le secteur informel. Toutes les populations défavorisées profiteront des mesures générales prévues dans les autres volets de notre programme : ? la gratuité de l'eau potable collective dans les villages et dans les quartiers défavorisés des villes ; la réalisation et la maintenance des forages et des pompes étant à nouveau prises en charge par l'État ; ? la suppression des frais d'inscription dans les écoles primaires et les collèges publics ; ? la gratuité des manuels scolaires dans les écoles primaires publiques pour les enfants dont les parents disposent de faibles revenus. Nous nous engageons à indemniser les victimes de guerre et à faire prendre en charge par l'État les orphelins de guerre et des événements politiques très douloureux que nous avons vécus ces dix dernières années.   IX - REORGANISONS NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ

Notre système de santé se dégrade, tous les Ivoiriens le savent, ils le vivent au quotidien : ? les dépenses publiques consacrées au secteur de la santé représentent à peine 5% du budget de l'État et 0,9 % de notre Produit Intérieur Brut(PIB) contre 2,2 % en moyenne dans tous les pays d'Afrique ; ? l'espérance de vie est retombée de 55 ans en 1993 à 46 ans en 2006 ; ? la malnutrition touche un enfant de moins de 5 ans sur 3 ; ? sur 3 personnes dépistées séropositives, 2 ne bénéficient d'aucun traitement ? de nombreux équipements sont en mauvais état ou en panne et les centres de santé sont trop souvent mal approvisionnés en fournitures et en médicaments essentiels ; ? des personnels de santé ont quitté le secteur public à un rythme important pendant plusieurs années consécutives. D'autres, sans quitter leurs établissements, font des vacations dans des établissements privés et sont absents de leurs postes dans les établissements publics. Il nous faut aujourd'hui construire un nouveau système de santé efficace et accessible à tous. Nous proposerons une nouvelle organisation du secteur de la santé. Nous allons recentrer le rôle de l'État sur un rôle d'organisation et de contrôle. L'État définira la politique générale de la santé, notamment la "carte sanitaire" qui définit les besoins pour assurer une bonne couverture du territoire. Ses grandes missions : ? assurer la surveillance épidémiologique ; ? rénover les infrastructures sanitaires publiques existantes et en construire de nouvelles ; ? passer des conventions avec les structures privées mais aussi avec les structures publiques ; ? nommer les responsables des structures publiques et remplacer ceux qui n'atteindraient pas les objectifs fixés ; ? venir en aide aux couches de la population les plus défavorisées ; Les collectivités territoriales apporteront un "regard de proximité". Elles organiseront également les transports d'urgence des patients vers les structures de soins les plus proches. Les conventions  L'idée fondatrice de notre réforme est celle du "conventionnement". Ce système régit l'organisation de la santé dans d'autres pays. Il est aussi appliqué dans d'autres secteurs d'activité en Côte d'Ivoire. Ces conventions seront signées entre la puissance publique et le responsable de la structure, qu'elle soit privée ou publique. Le rôle des structures publiques et celui des structures privées conventionnées seront identiques : dispenser des soins de santé de qualité, partout sur le territoire, conformément à la carte sanitaire et à des prix abordables réglementés suivant un barème national. Les obligations de l'établissement de santé : se doter des équipements nécessaires non mis à disposition par l'État, mobiliser les ressources humaines, se conformer aux "standards techniques" en matière de soins, se conformer au barème national de tarification des soins dispensés. Les obligations de l'État pourront prendre plusieurs formes : mise à disposition des infrastructures, mise à disposition totale ou partielle des équipements, versement chaque année d'une subvention d'exploitation dans les cas particuliers qui le nécessite, notamment dans les cas où le niveau de la clientèle de l'établissement est trop faible pour permettre de couvrir la totalité des coûts fixes.   Réorganisons notre système de santé L'État contrôlera les performances des différents établissements. Les collectivités territoriales le relaieront sur le terrain, en étant à l'écoute de la satisfaction du public et en attirant l'attention sur les éventuels problèmes. La durée de ces conventions devrait en principe varier de 3 ans dans le cas d'une structure publique, à 8 ou 10 ans dans le cas d'une structure privée ayant à investir. Nos objectifs : ? passer des conventions avec toutes les structures privées qui le souhaiteraient dans un délai de 18 mois ; ? mettre en place des conventions avec 30 % des structures publiques dans un délai d'un an et les tester sur 2 ans ; ? corriger les "péchés de jeunesse" et généraliser le conventionnement dans un délai de 5 ans. L'État restera responsable de la mise à jour régulière de la carte sanitaire ; 2 objectifs seront visés : La proximité :  ? chaque Ivoirien devra pouvoir accéder à un centre de santé de base à moins de 5 km de chez lui ; ? chaque Ivoirienne devra pouvoir accéder à une maternité à moins de 5 km de chez elle ; ? nous créerons des centres santé de moindre envergure dans les zones rurales et nous en confierons la gestion à des volontaires (personnes physiques ou morales) ; ? Nous créerons également des centres de santé de base dans les quartiers les plus récents de nos grandes villes. La qualité des soins :   ? des personnels bien formés et en nombre suffisant devront pouvoir accueillir les patients ;   Réorganisons notre système de santé ? tous les centres de santé de base seront équipés pour pouvoir détecter le virus du SIDA et pourront prescrire les anti-rétroviraux nécessaires ; l'accès à ces traitements sera égal pour tous, sur toute l'étendue du territoire ; ? Nous aurons à faire un effort considérable en matière de rénovation et de construction d'établissements sanitaires ainsi que des établissements spécialisés qui nous manquent cruellement (centres de radiothérapie, centres de santé mentale, etc.). Ces établissements seront dotés d'équipements performants et leur gestion sera confiée à des gestionnaires compétents et sérieux. L'adaptation des ressources humaines aux nouveaux besoins.  Nous augmenterons de façon importante, pendant plusieurs années consécutives, les contingents d'infirmiers et de sages-femmes à former. Nous formerons les médecins et les gestionnaires à l'économie de la santé. Nous mettrons en place ensemble, État et secteur privé, un dispositif de formation continue de l'ensemble des personnels de santé. Nous "rappellerons" si besoin, pour quelques années, les retraités du secteur qui seront volontaires pour se mobiliser pendant la période de formation de la génération suivante. La population est partout dans le pays, le personnel de santé devra donc être partout. Pour combler le déficit important de personnel à l'intérieur du pays, pour éviter d'avoir recours aux "affectations forcées", nous combinerons plusieurs moyens : ? l'appel aux bonnes volontés parmi les personnels en place ; ? la régionalisation des concours de recrutement ; ? l'octroi de primes d'éloignement. Nous introduirons des éléments variables dans les rémunérations au mérite des personnels de santé publique.   Réorganisons notre système de santé Le temps partagé entre établissement public et établissement privé sera possible, mais dans des conditions de transparence garantissant la maîtrise de la présence au travail et celle des coûts. La politique sanitaire de prévention et de soin plus efficace et mieux adaptée aux besoins des populations.  Nous inciterons et aiderons les départements et surtout les communes à recruter des ingénieurs et techniciens sanitaires pour détecter sur le terrain les problèmes d'hygiène et de pollution. Nous poursuivrons les programmes de vaccination, en particulier des femmes et des enfants . Avec le soutien renouvelé de la communauté internationale, nous atteindrons l'objectif d'une couverture totale. La prévention du SIDA (notamment par la diffusion de l'emploi du préservatif en milieu rural), celle du paludisme, de l'ulcère de Buruli, de l'onchocercose et de la bilharziose feront partie de nos priorités. Nous procèderons très rapidement à une distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d'insecticides "de nouvelle génération", efficaces pendant 2 à 3 ans. La distribution des médicaments :  ? nous allons mettre à jour la liste des médicaments essentiels dont nous avons réellement besoin : des médicaments plus efficaces et moins coûteux apparaissent, il faut les introduire dans nos listes et en sortir ceux qui s'avèrent moins performants ; ? il nous faut également prendre enfin l'habitude de recourir d'abord aux médicaments génériques , beaucoup moins coûteux. Nous allons également agir pour faire baisser le coût final du médicament : ? nous ne produisons que 10% des médicaments que nous consommons ; en partenariat avec des laboratoires étrangers ou nationaux, nous essaierons de produire 50% de nos besoins ;   Réorganisons notre système de santé ? nous demanderons à notre recherche scientifique d'identifier dans notre pharmacopée traditionnelle les médicaments qui ont de véritables vertus thérapeutiques ; ? nous allons favoriser la vente en détail des médicaments usuels de manière à les rendre accessibles au plus grand nombre. La Couverture Médicale Universelle  En 2001, l'annonce de la création de l'Assurance Maladie Universelle (AMU) a suscité beaucoup d'espoirs. Les réalités n'ont pas suivi, les déceptions ont été à la hauteur des espoirs initiaux. Nous allons tirer les leçons de cet échec pour mettre en place un système efficace. Notre objectif est clair : permettre à tous, tout de suite, de souscrire à une assurance maladie ; et d'amener progressivement l'ensemble de la population à le faire. Après études et discussions avec des professionnels de l'assurance maladie, nous sommes déjà en mesure d'annoncer que nous pourrons proposer à tous les Ivoiriens du monde urbain et rural qui le souhaiteraient, dans les 6 mois qui suivront notre accession au pouvoir, un contrat d'assurance maladie de base couvrant: ? les actes et services les plus importants: hospitalisations médicales et chirurgicales, consultations et fournitures des principaux médicaments contre le paludisme, le SIDA (antirétroviraux), la tuberculose et les infections courantes (antibiotiques de base) ; ? les frais liés à la maternité (consultations prénatales, accouchement normal ou avec césarienne). Ces prestations seront fournies pour une cotisation réduite à 1 000 FCFA par mois et par personne moyennant une participation aux frais de 1 000 FCFA par consultation. Tous les autres frais étant pris en charge à 100 % dans les établissements de santé conventionnés. L'État couvrira de son côté tous les frais liés à la mise en place des contrats d'assurance maladie de ce type et notamment les frais d'enregistrement et de fourniture des cartes personnalisées sécurisées aux assurés. Nous consacrerons 378 milliards de FCFA à la reformes du secteur de la santé.   Réorganisons notre système de santé X- RECONSTRUISONS NOTRE SYSTEME EDUCATIF

Parents, élèves, enseignants, nous avons tous vu notre système éducatif se dégrader depuis une dizaine d'années. Le constat est amer : ? les classes sont surchargées, dans le primaire comme dans le secondaire, jusqu'à 100 élèves par classe parfois, et même plus ; ? le manque d'instituteurs et de professeurs ; dans le primaire public, le déficit d'enseignants est estimé à 12 000, alors qu'apparemment près de 6 000 instituteurs n'enseignent pas ; ? depuis 8 ans, plusieurs milliers d'enseignants ont été recrutés en dehors de toute procédure de concours. Ils ont été formés trop vite, souvent en moins d'un an : la qualité des enseignements dispensés s'en est ressentie ; ? Les programmes d'enseignement et la méthode pédagogique sont inadaptés ; ? l'emploi des fascicules a été systématisé au détriment des cours ; ? la " vente " des diplômes s'est répandue : certains diplômes n'ont plus de valeur ; certains jeunes arrivent à l'université sans avoir le niveau requis ; ? l'insuffisance du contrôle et de l'évaluation des établissements publics et privés ; ? Depuis 1993, très peu de collèges d'enseignement secondaire ont été construits : on en est réduit à généraliser le système de la double vacation et à alléger les horaires. Face à tous ces dysfonctionnements, il est grand temps d'agir. Voici les principes de base de notre politique : ? l'égalité des chances : tout jeune Ivoirien doit pouvoir accéder à notre système éducatif et en gravir tous les échelons ;   Reconstruisons notre système éducatif ? l'école gratuite et obligatoire pour tous les enfants jusqu'à l'âge de 15 ans ; ? la gratuité des manuels scolaires dans l'enseignement primaire pour tous les enfants dont les parents ne disposent que d'un revenu modeste. Nous allons nous donner 5 ans pour atteindre l'objectif de 100% des enfants en âge d'être scolarisés dans le primaire, ce qui nous permettra de viser dans les 10 ans l'objectif de scolariser dans le premier cycle du secondaire, 100% des enfants. Enseignement primaire et secondaire publics  Pour atteindre l'objectif très ambitieux de scolariser le maximum d'enfants dans de bonnes conditions d'accueil, il va nous falloir : ? réduire au strict minimum les effectifs administratifs, affecter tous les enseignants disponibles et leur demander de respecter les temps de travail réglementaires ; ? former et recruter 60 000 instituteurs, soit 12 000 instituteurs par an ; ? en cas de besoins, nous ferons appel temporairement aux meilleurs enseignants retraités qui souhaiteraient se mobiliser pour cette cause. En matière de formation, de recrutement et de gestion des ressources humaines, nous allons revenir très rapidement à des pratiques saines : ? le recrutement par concours ouverts à des candidats répondant aux critères exigés et selon des procédures évitant tout favoritisme ; ? la formation à la pédagogie avec le renforcement conséquent de nos établissements de formation des enseignants (CAFOP, ENS, IPNETP, INJS, INFAAC.) et sans doute la création de nouveaux établissements ; ? le renforcement des contrôles pour nous assurer que les programmes et les horaires sont bien respectés ; les enseignants feront l'objet d'évaluations régulières et les avancements se feront au mérite ; ? le soutien scolaire faisant partie du service public, sera organisé par l'État.   Reconstruisons notre système éducatif L'une de nos priorités sera d'améliorer la qualité de l'éducation civique : nous organiserons des formations spécifiques pour les enseignants qui en auront la charge. Nous mettrons en place un système de lutte contre les faux diplômes : le respect de l'anonymat des copies dans les examens et concours sera strictement contrôlé, les listes des diplômés seront publiées sur internet, les fraudes seront sévèrement sanctionnées et des poursuites judiciaires seront engagées à l'encontre des corrupteurs et des corrompus. Nous renforcerons le système d'évaluation des niveaux des élèves dans les différents cycles de l'enseignement : il nous permettra de mesurer si nos objectifs qualitatifs sont atteints et de décider des corrections nécessaires à notre système éducatif. L'examen d'entrée en 6eme fonctionnera plus jamais comme un concours : tous les enfants ayant le niveau requis seront admis en 6ème. À l'État d'assurer leur accueil, au lieu de refuser des élèves faute de moyens, sans le dire clairement. Il nous faudra des salles de classes, beaucoup de salles de classe : ? le système de la double vacation sera provisoirement maintenu dans certains cas bien maîtrisés : il s'agira de partager des salles de classe mais pas des enseignants ; ? la construction de nouvelles salles de classe selon les besoins sera réalisée avec l'appui des bailleurs de fonds et avec une petite contribution des populations ; ? la nouvelle carte scolaire corrigera les disparités territoriales ; ? nous veillerons à ce que les établissements scolaires soient aussi proches que possible des populations : les écoles primaires à moins de 5 km, les collèges à moins de 50 km ; ? la rénovation progressive des établissements qui le nécessitent ; ? l'équipement de tous les établissements en matériels informatiques performants : l'usage de base de l'ordinateur, l'emploi de la messagerie électronique et la navigation sur Internet seront enseignés dès l'école primaire, l'usage du traitement de texte et du tableur sera enseigné au collège.   Nous doterons les établissements des budgets nécessaires à leur fonctionnement et veillerons à la bonne utilisation de ces ressources ; nous jugerons les chefs d'établissement sur le respect des objectifs fixés ensemble. Nous demanderons à des instituteurs volontaires, contre une rémunération complémentaire, de se mettre à la disposition des populations pour animer des " cybercentres ". Les heures supplémentaires seront payées, les avancements au mérite et les profils de carrière seront gérés ensemble. Trois mesures complémentaires dans le primaire et le secondaire : ? le développement de l'enseignement préscolaire, qui ne concerne aujourd'hui qu'à peine 2 ou 3% de nos enfants ; ? des programmes spécifiques de soutien scolaire pour les enfants qui ont souffert des effets de la crise dans leurs cursus scolaire ; ? les collectivités décentralisées auront un rôle important à jouer dans la reconstruction de notre système éducatif ; nous leur demanderons d'observer sur le terrain la réalité du fonctionnement du système, elles nous aideront ainsi à détecter les problèmes et à trouver les solutions adéquates. Enseignement secondaire technique et formation professionnelle   Informatique, télécommunications, industrie agroalimentaire, biotechnologies, production de biocarburants, pétrole, assurances, immobilier, transports, etc., tous ces métiers se sont développés dans notre pays et vont se développer encore plus rapidement. Il nous faut donc accroître nos capacités d'accueil dans les établissements publics professionnels de manière à assurer l'adéquation emploi-formation. Enseignement supérieur  Aujourd'hui, à peine 50% des diplômés de notre système public d'enseignement supérieur trouvent des emplois qui, dans la plupart des cas, ne correspondent pas aux formations dispensées et aux qualifications acquises. Parallèlement, les employeurs se plaignent souvent de ne pas   Reconstruisons notre système éducatif trouver sur le marché les cadres et les techniciens bien formés dont ils ont besoin. La qualité des enseignements se dégrade régulièrement. Enfin, on a laissé s'installer la politique dans beaucoup d'établissements, elle distrait du travail et elle conduit, dans certains cas, à la violence : on a admis l'inadmissible. La généralisation du système Licence - Master - Doctorat (LMD) permettra notamment de donner aux employeurs une meilleure visibilité quant aux niveaux des diplômes délivrés ; elle nécessitera une réforme des programmes dans certaines filières. Nous relèverons le niveau des enseignements : nous donnerons aux enseignants qui en ont besoin les formations complémentaires à la pédagogie et nous soutiendrons la formation continue des enseignants. Nous engagerons la rénovation des établissements et leur réquipement correct en matériels pédagogiques et didactiques, en laboratoires, en bibliothèques. Nous nommerons des responsables d'établissements réputés pour leurs compétences en matière de gestion. Nous les jugerons sur leurs résultats pédagogiques et financiers. Nous recruterons de nouveaux enseignants par concours pour atteindre un taux d'encadrement aussi proche que possible de celui d'un enseignant pour 25 à 30 étudiants. Nous procéderons à l'extension de certains établissements et en construirons de nouveaux : la règle sera la déconcentration, pour éviter que plus de 80% des étudiants soient à Abidjan. Les établissements actuels de Daloa et de Korhogo deviendront des Universités à part entière et nous en créerons progressivement dans toutes les autres grandes capitales régionales du pays. Nous développerons des laboratoires de recherche en partenariat avec les opérateurs économiques privés.   Nous accorderons une importance particulière à la diffusion des Technologies de l'Information et de la Communication. Des bibliothèques et centres de documentation électroniques accessibles par internet remplaceront avantageusement leurs aînés " papier ". La question des frais d'inscription et des bourses  Aider les familles disposant de faibles revenus et récompenser le mérite seront nos deux priorités mais nous devrons faire preuve d'une bien plus grande rigueur dans la gestion : ? les frais d'inscription seront gratuits pour tous les étudiants qui n'auront pas redoublé : ce sera notre façon de récompenser ceux qui font des efforts mais qui sortent aussi plus vite du système que les autres et coûtent donc moins cher à la collectivité ; ? des quotas de bourses seront réservés aux jeunes filles ainsi que des places dans les cités universitaires ; elles ne représentent aujourd'hui que 30% des effectifs des étudiants et nous devons agir pour réduire ce déséquilibre. Nous impliquerons le secteur privé dans la construction et l'exploitation de cités universitaires accueillantes et bien équipées ; nous veillerons à ce que les tarifs pratiqués restent supportables par les étudiants. Il va nous falloir rénover nos Grandes Écoles, les réquiper, renforcer les partenariats avec le secteur privé et les grandes écoles étrangères, adapter les contenus de certains enseignements, diversifier les sources de recrutement des enseignants. Quel sera le rôle de l'enseignement privé ?  L'enseignement privé s'est assez fortement développé au cours des 10 dernières années mais ce développement, indispensable dans son principe, n'a pas vraiment été contrôlé par l'État de façon convenable. Qu'en est-il résulté ? Une réalité très variée de l'enseignement privé, avec des établissements de grande qualité mais aussi des " écoles-boutiques " où les objectifs lucratifs l'ont emporté sur les objectifs pédagogiques.   Quelle sera notre politique ? Elle sera inspirée encore une fois par les mêmes principes : ? favoriser et appuyer toutes les initiatives privées dont les objectifs pédagogiques seront " en phase " avec ceux de notre politique générale d'éducation et de formation professionnelle ; ? veiller à ce que la qualité des enseignements corresponde aux attentes légitimes des parents d'élèves et des étudiants ; dans les cas extrêmes, conditionner le renouvellement des agréments par la mise en ouvre de mesures précises allant dans ce sens ; ? veiller enfin à la meilleure complémentarité et à la meilleure synergie possibles entre les 2 systèmes d'enseignement, public et privé ; ? payer à temps les subventions de l'État et veiller à ce que les salaires des enseignants soient payés régulièrement. L'Éducation est essentielle à la justice sociale, c'est ce qui permet à tous les parents de mieux " réussir à travers leurs enfants " et c'est l'intérêt de la Nation d'utiliser tous les talents et toutes les énergies. À chaque jeune Ivoirien en âge de me comprendre, je dis solennellement : " Ose l'effort, ose le travail, bats-toi pour réussir. Nous te repèrerons là où tu es et nous t'aiderons. Compte sur nous ! " Nous consacrerons 810 milliards de FCFA à la modernisation de notre système éducatif.   XI - MOBILISONS ET OCCUPONS NOTRE JEUNESSE

Les jeunes ont des droits : nous allons les satisfaire. Ils ont aussi des devoirs : nous sommes sûrs qu'ils les accompliront spontanément. Ils ont enfin des espoirs : nous ne les décevrons pas. Nous lutterons contre le chômage des jeunes grâce au plan de l'aide à la création d'emplois dans le secteur informel et les importants projets à mettre en ouvre dans d'autres secteurs (riz, anacarde, mine, tourisme, infrastructure, habitat,.). Notre objectif est de créer un million d'emplois en 5 ans, soit 200 000 par an. Comment allons­nous procéder ?  Nous allons mandater des équipes d'encadreurs pour aller dans nos villages et dans les quartiers de nos villes identifier les activités qui mériteraient d'y être crées. Ces encadreurs recevront ensuite tous les candidats, hommes ou femmes qui voudront s'y lancer. Ils seront sélectionnés sur des critères de volonté, d'honnêteté et de fiabilité. S'ils ont une formation de base, ce sera un plus mais nous n'en ferons pas une condition. Les encadreurs et les bénéficiaires établiront une relation de partenariat dans la durée. Ensemble, ils définiront le projet qui aura le plus de chance de succès. Une fois le projet mis au point, l'encadreur définira avec le jeune ses besoins de formation (gestion, comptabilité simplifiée par exemple). Il lui délivrera le "bon de formation" et l'orientera sur l'établissement adapté. Il lui versera un pécule de départ de 100 000 à 200 000 FCFA. Quand l'activité nécessitera un investissement initial plus conséquent, l'encadreur mettra le jeune en relation avec un organisme de microfinance.   L'encadreur guidera le jeune pendant les premiers mois, en lui prodiguant des conseils, en le mettant en relation avec des structures comme les chambres de métiers, en l'aidant à accomplir des formalités. Ce dispositif sera complété par une série de mesures favorisant la création d'entreprise telles que : ? la simplification des démarches administratives ; ? l'application d'une fiscalité réduite pendant les premières années des entreprises crées par ces jeunes ; ? la mise en place d'une ligne de crédit à taux réduit auprès des institutions financières au profit des jeunes. Les jeunes doivent jouer un rôle social fondamental   Nous proposerons aux jeunes de se consacrer bénévolement, même si ce n'est que quelques heures par semaine, à des tâches d'intérêt général telles que l'alphabétisation ou la sensibilisation aux dangers du SIDA. L'État détectera les jeunes qui auront fait la preuve de leur dévouement pour leur proposer des responsabilités dans la Fonction Publique. Des récompenses de toutes natures seront accordées aux plus méritants. Nous leur proposerons également de s'impliquer dans les ONG qui mettront en ouvre nos programmes de lutte contre la pauvreté. Leur mission sera alors de détecter les Ivoiriens les plus défavorisés et de leur fournir l'aide que la Nation, par solidarité, se doit de leur apporter. Quelle est notre conception du sport ? Comment prévoyons­ nous de développer sa pratique ?  La pratique du sport est une source de distraction très prisée mais surtout une des bases importantes de l'éducation de nos jeunes, permettant de leur inculquer des valeurs essentielles : le goût de se dépasser, le sens de l'effort, autant de qualités qui les aideront à réussir, quel que soit le chemin qu'ils emprunteront.   Nous réaliserons rapidement un premier Lycée Sport et Études à Bouaké. Ce lycée accueillera de la 6ème à la terminale des jeunes prometteurs, garçons et filles, venant de toutes les régions de la Côte d'Ivoire. D'une capacité d'accueil de 1 000 élèves, il sera doté de tous les équipements sportifs modernes. Nous redynamiserons l'Office Ivoirien du Sport Scolaire et Universitaire (OISSU) afin qu'il soit à nouveau en mesure d'organiser régulièrement des compétitions sportives entre les écoles et les collèges de toutes les régions. Nous réhabiliterons les infrastructures sportives en mauvais état et en construirons de nouveaux en commençant par les régions qui en manquent le plus. Nous organiserons progressivement des championnats nationaux dans les principaux sports collectifs (handball, basket-ball, cyclisme, moto-cross ...) et nous soutiendrons la tenue d'épreuves de haut niveau dans les différentes disciplines, notamment l'organisation du Tour Cycliste de Côte d'Ivoire. Nous postulerons une nouvelle fois pour l'organisation de la CAN avant la fin du mandat. Nous consacrerons 600 milliards de FCFA au plein épanouissement de la jeunesse.